Archive pour octobre 2007

La Psychosomatique orientale (suite)

FONDEMENTS D’UNE PSYCHOSOMATIQUE BASEE SUR LES DONNEES DE LA MEDECINE CHINOISE TRADITIONNELLE
Par Jean-Marie LEPELTIER

Le constat
- D’une part la psychologie clinique institutionnelle, dans sa pratique de diagnostic de traitement se heurte aux problèmes psychologiques dont l’expression majeure est d’ordre organique.
- D’autre part dans ses traitements, la médecine conventionnelle se limite trop souvent aux seuls effets organiques dont la cause est d’ordre psychologiques (cf les écrits du très médiatique Dr David Servan-Schreiber).
- Si la psychosomatique classique a des difficultés à démêler dans ses pratiques les rapports « corps-esprit», la psychosomatique orientale, telle qu’elle s’est développée à partir des textes anciens, s’annonce comme une alternative à ces impasses.

L’explication

La psychosomatique orientale est une pratique qui est aux antipodes de la médecine conventionnelle actuelle. Elle consiste en effet à intervenir dans le cours d’un flux énergétique qui d’après la plupart des traditions orientales, circule en réseau, principalement à la surface des organismes vivants. Les chinois appellent cette énergie vitale « qi » (prononcer tchi), les hindous l’appellent « prana ». (Au passage, cela fait plus de la moitié de l’humanité).

Si ce flux énergétique circule bien au travers de l’organisme et donc dans le soma, il n’est pas lui-même d’ordre organique. Pour comprendre cela une comparaison s’impose : de même le courant électrique est d’une nature foncièrement différente du fil qui le conduit. Le fil électrique n’est pas en lui-même de l’électricité. Nous comprenons bien ainsi que le flux dont il est question n’est nullement organique. Quelle est donc sa nature ?
C’est le préfixe « psycho » du terme psychosomatique qui nous l’indique. Ce préfixe vient en effet du grec  « psuché » dont le sens premier ne signifie pas « esprit » ou « âme » comme on le pense souvent à tort, mais « souffle, flux vital, énergie vitale».

La psychosomatique basée sur les données de la médecine chinoise traditionnelle, que l’on peut nommer psychosomatique orientale, consiste donc à intervenir dans le cours de la circulation de ce flux vital. Comment se fait la dite intervention ?

- par un toucher ou une pression digitale
- ou par une excitation strictement cutanée à l’aide d’une très courte et très fine aiguille.
L’aiguille dont il est ici question ne doit en aucun cas toucher un dispositif organique tel qu’une terminaison nerveuse, encore moins un vaisseau sanguin fut-il artériel ou veineux.
Cet impact cutané se fait donc en des points précis où l’épiderme cache à nos yeux les vides qui séparent os, nerfs, artères, veines, voire tissus conjonctifs.
Ce vide ponctuel est précisément un espace où s’accumule naturellement l’énergie vitale qui circule tout le long du corps ; comme l’eau d’un ruisseau qui s’accumule dans une excavation située sur le fond de son lit. Cette énergie vitale peut donc être en stricte étymologie appelée « psychique ».
Il y a bien dans l’histoire de la médecine occidentale un courant qui se disait vitaliste en se référant implicitement à ce flux énergétique appelé d’ailleurs énergie vitale. Mais ce courant a depuis la fin du 19ème siècle complètement disparu, considéré comme obsolète, pour laisser place à une conception totalement organique du fonctionnement physiologique. Ainsi, l’existence de ce flux vital est depuis plus d’un siècle considéré en Occident comme une pure croyance. Il n’empêche que l’apport de l’Asie a été d’avoir su localiser avec une précision extrême ces endroits cutanés, indicateurs sous l’épiderme d’une vacuité organique.

Toute la problématique est de croire ou non à la réalité de ce flux énergétique, sachant que toute la science physico-chimique actuelle, et partant la médecine scientifique, nie totalement sa réalité.

- Si on y croit, l’excitation cutanée, avec ou sans aiguille, des points cités, relève donc d’une opération qui étymologiquement parlant est d’ordre psychique (psuché). Et il se trouve que la plupart des consultants disent après coup se sentir mieux « dans leur peau », une amélioration qui a toutes les allures d’être d?ordre psychique plutôt qu’organique.

- Si l’on y croit pas, cette intervention cutanée, auréolée d’un exotisme évident, s’apparente au placebo. C’est d’ailleurs la conviction d’une grande partie du corps médical (référence www.charlatan.com).

- Dans les deux cas, de toute façon, nous sommes loin, très loin, d’une intervention organique et plus près du travail du psychologue clinicien. Alors, comment la justice française peut-elle sans risquer le ridicule décider que l’utilisation des aiguilles en psychosomatique orientale n’est pas autorisée à une personne n’étant pas médecin ?

Curieusement la pratique du tatouage qui consiste à percer la peau (jusqu’au sang tout de même) et à instiller des encres, dans un but esthétique, n’est pas considérée comme pouvant provoquer des réactions organiques.
Ne serait-ce pas une preuve par la pratique commune et acceptée, qu’une action en superficie sur la peau, ne relève nullement d’un impact organique ?

Acupuncture et placebo

L’acupuncture, traditionnelle ou simulée, serait plus efficace qu’un traitement classique
LE MONDE | 27.09.07 | 

Chez les personnes souffrant de lombalgies chroniques, l’acupuncture, qu’elle respecte les règles traditionnelles de la discipline ou qu’elle soit simplement simulée, est plus efficace que la prise de médicaments associée à la kinésithérapie.

Telle est la surprenante conclusion d’une étude financée par les caisses d’assurance maladie allemandes et publiée, le 24 septembre, dans le Journal of the American Medical Association. Ce résultat est le fruit d’un essai clinique très rigoureux qui a été mené sous la direction du docteur Michael Haake (université de Ratisbonne, Allemagne) auprès de 1 162 personnes qui souffraient de lombalgies depuis huit ans en moyenne.

Les participants ont été divisés en trois groupes de taille égale. Dans le premier, les patients étaient pris en charge avec une acupuncture traditionnelle correspondant à la tradition chinoise. Les aiguilles étaient introduites à une profondeur comprise entre 5 et 40 millimètres, en respectant les principaux “points” et “méridiens” tels qu’ils sont décrits par les manuels de cette discipline. Dans le deuxième groupe, on simulait simplement la pratique de l’acupuncture : les aiguilles étaient enfoncées à une profondeur de 1 à 3 millimètres au niveau de la zone douloureuse, mais en dehors des “points” et “méridiens” traditionnels. Le troisième groupe correspondait à une approche occidentale associant médicaments antalgiques ou anti-inflammatoires et kinésithérapie.

“PLACEBO”

Au total, après un minimum de dix séances chez les trois groupes, et six mois après le traitement, le taux d’efficacité a été respectivement de 47,6 %, 44,2 % et de 27,4 %. Pour les auteurs de l’étude, l’efficacité comparable de la vraie et de la fausse acupuncture suggère que le simple fait d’avoir recours à la pose d’aiguilles intradermiques déclenche un mécanisme physiologique modifiant la genèse, la transmission et la perception des sensations douloureuses.

“Il s’agit là d’un travail particulièrement intéressant, estime le docteur Jean-Jacques Aulas, psychiatre au centre hospitalier et universitaire de Saint-Etienne (Loire), par ailleurs spécialiste des travaux concernant l’effet placebo. Le nombre des patients et les qualités méthodologiques de cet essai permettent d’en accepter les conclusions. Le fait qu’il n’y a pas de différence d’efficacité statistiquement significative entre “vraie” acupuncture et acupuncture factice n’est peut-être pas l’élément le plus important.”

Pour le chercheur, l’essentiel est plutôt qu’une acupuncture “placebo” est elle-même nettement plus efficace que le traitement habituellement utilisé dans cette pathologie. “Il est fort regrettable, commente-t-il, qu’en France, contrairement à l’Allemagne, la Sécurité sociale n’apporte pas son concours financier à la réalisation de protocoles de recherche clinique aussi riches que pragmatiques.”

Jean-Yves Nau
Article paru dans l’édition du 28.09.07.

Tradipraticien

Ce titre de tradipraticien, circule ça et là.

Le premier à l’avoir utilisé au Vietnam fut Jean ROY.
Il est actuellement souvent repris bien que protégé par l’association ACUTAEV, laquelle se réserve le droit de rappeler la loi.
Voici un texte de Jean-Claude BOUILLY intitulé “que fait le tradipraticien”, et que vous pouvez télécharger.

Que fait le tradipraticien globaliste