Archive pour la catégorie 'Uncategorized'

Vous devez le savoir

Et on ne doit pas le cacher

En France le titre d’acupuncteur et la pratique de l’acupuncture sont réservés aux médecins. 
Mais les médecins qui désirent apprendre la véritable acupuncture traditionnelle, celle qui existait avant le modèle actuel pratiqué en Chine Populaire, ne pourront le faire qu’au sein d’une association diffusant les données de la tradition comme la nôtre. Cependant pour s’installer comme acupuncteur, il leur faudra quand même suivre l’enseignement de l’acupuncture conventionnelle au sein de l’université.

Et si vous n’êtes pas médecin ?

Devenez tradipraticien©, tradipraticienne© !

En effet, pas besoin d’être médecin, vous pouvez devenir tradipraticien©, conseiller de santé, spécialisé en psychosomatique orientale (moxibustion, digito-pression, massage, diététique, phytologie, aromatologie), Bien entendu, si vous souhaitez quand même utiliser des aiguilles, vous le ferez en toute connaissance de la loi, faisant aussi confiance en l’avenir car on constate depuis toujours combien les lois sont susceptibles de changer en fonction des circonstances !

Comme vous le voyez, les modules proposés par l’association les cinq éléments s’adressent aussi bien aux médecins et aux professionnels de la santé qu’à tous ceux qui ont la vocation d’aider.

 

 

À propos du calendrier

SERGE A. a écrit :

  Bonsoir,
  Etudiant en MTC, j’ai pu me procurer certains de vos ouvrages: précis          d’acupuncture traditionnelle, le manuel, etc..
  Toutefois, quelques zones d’ombre subsistent encore et notamment concernant les  saisons.
  Si je me réfère au livre : Aperçu de Mèdecine chinoise traditionnelle: il convient  d’après le diagramme d’avoir les dates suivantes pour le début de printemps:
  -27 janvier 2008 (fin d’hiver) puis 15 jrs (Terre):11/02: pour le début de saison du  Printemps;sauf que si l’on considère que le 21 mars est la maximum de la saison (qui doit durer 36 jrs 1/2 ) 21 mars - 36 jrs 1/2= un début de printemps au 13/02.
 Il existe donc, un décalage entre la fin de saison de l’hiver, la saison Terre qui suit et le printemps.
 D’autre part dans votre ouvrage (précis d’acupuncture Traditionnelle) vous dites devoir commencer le printemps au nouvel an chinois soit le 7/02/08 ce qui  accentue le décalage!
En conséquence, qu’elles sont vos références? où se situe la vérité car certains collègues démarre le printemps plus tôt encore.
Je vous remercie de bien vouloir m’éclairer sur la question.

Merci Serge de votre courrier.
Le calcul du calendrier qui est dans le “précis”, est destiné à déterminer le premier jour de l’année. Le calendrier est évidemment luni-solaire. Tous les manuels font référence à ce calendrier puisque c’est celui qui est utilisé de manière officielle en Chine.
Le calendrier présenté dans le “Manuel”, est uniquement une référence solaire aux quatre saisons (déterminées par l’axe des solstices et des équinoxes). Dans cette perspective acupuncturale solaire, la terre est toujours présente. C’est pour cela que le pouls de la terre doit toujours être présent. Ce que l’on nomme la “5éme saison” n’est en fait que l’apparition plus nette aux intersaisons, de ce qui est toujours permanent. Je m’explique par un exemple. En plein printemps, le bois est tellement présent que l’on ne perçoit plus la terre. A la fin du printemps, le bois a suffisamment décliné pour ressentir la terre qui pourtant a toujours été présente. Au début de l’été, le feu n’est pas encore assez puissant pour masquer la terre. En plein été, on ne voit plus la terre, qui pourtant est toujours là etc. Et que l’on doit trouver dans les pouls. 
Je ne suis pas fana du modèle cybernétique de l’acupuncture (vous savez, ce modèle qui affirme que tel point est spécialement ouvert ou fermé en fonction du modèle mathématique des kan et des Tche). Certes étudier le ciel est important, mais il ne doit pas nous faire perdre le bon sens paysan de l’acupuncture ancestrale.
Dans cette optique la période “terre” trouve son importance relativisée.
C’est en tout cas mon point de vue.
A vous lire.
Cordialement.
Daniel LAURENT

Les troubles du système locomoteur

 Séminaire des Samedi 24 Mai, dimanche 25 Mai 
 Venez chercher l’excellence !
 Comprendre et traiter les troubles du système locomoteur
 Lieu : CAUDAN - LORIENT
 

inscription par mail ou au tel : 06 60 87 52 98
 prix : 300 euros.
Attestation de fin de stage.

À vivre : le Tchan !

Attention : De par les courriels reçus, depuis cet article, nous avons ouvert une page Tchan dans le menu du site

Vous avez entendu parlé du Zen ? Bien sûr !
Et du Tchan ?
C’est moins sûr !
Alors je vous communique un article et une adresse, car cela pourrait vous être utile. Et cela sans prosélitisme aucun, car il existe d’autres chemins. Mais celui là est intéressant.

L’Eveil selon le Tchan

« Le mot chinois Tchan signifie, très exactement, méditation. En tant que nom propre, il désigne une très ancienne Ecole de Pensée (en chinois : Kia) qui apparut au IVème siècle de notre ère. Son Fondateur fut l’Indien Bodhidarma. Elle se caractérisait par le fait que, bouddhiste, elle refusait de tenir Siddartha Gautama, le Bouddha historique, pour un Fondateur de Religion, et voyait en lui l’Inventeur d’une Psychologie totalement Libératrice. Cette attitude explique le fait, apparemment paradoxal, que les adeptes du Tchan appartiennent à toutes les religions connues ou même n’ont aucune religion…
Le but ultime du Tchan est, a été, sera, la transformation de chaque adepte en un Tchen Jen, c’est-à-dire un Libéré, un Eveillé, un Humain Véritable.
L’Eveil, dit l’adage, si vit et ne se décrit pas…
Il est bien certain que la notion d’Eveil n’est pas aisément définissable en mots. Rien, à proprement parler, n’est indescriptible mais, pour qu’une personne à qui une chose est décrite reconnaisse cette chose dans la description qui lui en est faite, il faut, nécessairement, qu’elle ait déjà quelque idée de ce que peut être la chose en question. Le meilleur exemple de la difficulté éprouvée lorsque l’intéressé s’entend décrire ce qu’il ne peut comprendre par défaut d’expérience personnelle restant celui des couleurs décrites à un aveugle de naissance…
L’homme ordinaire rêve. Ses conditionnements le font vivre dans un univers irréel, subjectif, fait de bon et de mauvais, le mauvais l’emportant toujours sur le bon puisque toute vie est ponctuée par la mort et que celle-ci est considérée comme l’événement mauvais par excellence. L’homme ordinaire est donc malheureux car son moi ne cesse de souffrir.
L’homme Eveillé n’est pas malheureux. Il ne peut tout simplement pas l’être. Les tribulations et mésaventures du moi n’ont, pour lui, aucune importance véritable. Cela ne signifie nullement qu’il est indifférent ou apathique (au sens médical du terme). Au contraire, tout l’intéresse, mais il n’établit pas de catégories de valeurs : il n’est pas subjectif.
Comment faire comprendre, en alignant des phrases, qu’il peut y avoir joie là où l’ensemble des humains ne ressent que peine ? On ne le peut. Pour être apte à comprendre, il faut délaisser les mots et transformer le mental… Tel est le but, le but unique de tous les exercices de Libération qui sont proposés dans le Nouvel Enseignement Tchan. Ces exercices sont destinés à supprimer les conditionnements qui oppriment l’humain non encore Libéré.
Le Nouvel Enseignement Tchan s’adresse à toute personne s’exprimant en langue française, quel que soit son âge, son sexe, sa fonction sociale ou son niveau de culture… 
Pour suivre L’Enseignement Tchan (dispensé uniquement par correspondance) : Demander une documentation sur L’Enseignement Tchan au
Centre Tchan
B.P. 5
87001 - Limoges Cedex
Joindre 5 Timbres au tarif actuel lors de votre demande
Et Bon Réveil à Vous…

 

L’homme entre ciel et terre

Pour les médecines, comme pour toutes les activités humaines, il existe un Tao. Tao signifie une « Grande Voie ».
Pour éviter toute confusion, nous ne traduirons pas Tao par religion, au sens d’une révélation particulière liée à un Dieu transcendant. Les religions révélées postulent l’existence d’un Dieu créateur et donc extérieur à l’Univers. Un Dieu transcendant ! 
Nous ne traduirons pas non plus Tao par religion, au sens de l’immanence. Les religions panthéistes (dont l’animisme) considèrent le monde comme le corps de Dieu. Il s’agit là d’un Dieu d’immanence. 
( Curieusement les celtes, tout comme le théologien Teilhard de Chardin, conjuguait sans les opposer les deux points de vue, mais ce n’est pas là le propos). 
Le taoïsme est étranger à ces aspects religieux ! 
Ici l’on considère l’Homme entre Ciel et Terre. Le Ciel est ce qui est plus qualitatif, la Terre est ce qui est plus quantitatif. Au Ciel est liée l’énergie, à la Terre, la matière. Tao est souvent considéré comme ce qui relie l’Homme au Ciel.
Il y a donc bien un Tao de la médecine, et de ce fait, celui qui soigne, qu’il soit médecin patenté ou non, engagé dans cette «Grande Voie » est un homme relié au Ciel, et qui permet à celui qui est en souffrance de retrouver sa liaison au Ciel, et pourquoi pas effectivement, selon l’expression chère au docteur TRUONG Thin, ne serait-il pas une sorte de « moine inséré dans la vie normale » ?

D’ailleurs les gens ont tendance à respecter les médecins comme détenteur d’une autorité supérieure. Cela provient du fait que dans l’antiquité fondatrice de notre culture occidentale (qu’il s’agisse des pensées grecque, juive ou celte), le prêtre était aussi médecin. Cette à priori confiance est inscrite dans l’inconscient archétypal. Même si à notre époque elle est mise à rude épreuve par certains, le fait demeure.
Cette confiance stimule la fabrication des endo- médicaments.
Par contre, si l’on n’a pas confiance, le corps par le phénomène de rejet, perturbe son propre métabolisme et secrètera des toxines.
Bref, la confiance est une source importante d’endo- médicaments. Et c’est ainsi que certaines personnes, qui sont atteintes de maladie grave, voient leur état s’améliorer et même guérissent, car ils ont trouvé le médecin adéquat.
Quant au médicament dont on dit qu’il est placebo, souvenons-nous que placebo signifie étymologiquement « plaire », et un médicament ordonné par un médecin en qui l’on a confiance, plait forcément. L’action réelle du placebo n’est donc pas tant dans le médicament lui-même, aussi plaisant soit-il, que dans celui qui le prescrit. Notons aussi qu’un médicament mal présenté induit un effet nocebo (l’inverse du placebo).
Tao est la relation de l’homme au Ciel, certes, mais aussi la relation de l’homme à la Terre, puisque l’homme est donné comme étant entre Ciel et Terre. 
C’est pourquoi, selon le principe de la Grande Triade de la Tradition (Ciel, Terre, Homme) nous dirons que par-dessus tout, c’est l’union de l’homme avec la nature qui est importante, puisque la nature est à la fois le Ciel et la Terre. Cette communion avec la nature nous fait saisir qu’au-delà de la force individuelle, il y a celle de la nature, car l’être humain à l’instar des autres êtres vivants, n’est pas séparé de la nature. N’en fait-il pas partie intégrante ?
« Une goutte d’eau paraît insignifiante, disait le Dr TRUONG Thin, mais quand elle tombe dans l’océan, elle devient l’océan ». La force de l’homme est celle de la goutte d’eau, c’est-à-dire du Ciel et de la Terre.
Mais si l’on sépare l’homme de la nature, il devient faible et fragile.
C’est pourquoi la médecine, si elle veut se revendiquer du Tao, doit unir l’homme à la nature, Ciel et Terre.

À propos de quelques points cutanés

De Gilles C.
j’aimerais faire appel à tes compétences
à Nantes on nous parle des points spécifiques des organes, à savoir
23 Rn pour le coeur
22 Rn pour le P
21 Rn pour le Foie
17 Rn pour la rate
14 Rn pour le rein
à piquer quand l’organe est atteint
Mais Il n’est pas facile (et leurs réponses ne me satisfont pas), d’avoir une vue globale du tableau, et je le vois comme ceci
- le point spécifique est au sol, dans un aspect structurel, anatomique et physiologique, sur le méridien du rein donc en rapport avec l’eau et la force de croitre
- le mu à l’organe dans sa vision yang ( face yin qui va au yang), au sens énergétique
- le shu à l’organe dans une vision yin ( face yang qui va au yin), au sens énergétique
- le point mouvement dorsal au ciel au sens ben shen du terme
qu’en penses tu ?

Cher Gilles
Ce que tu me dis des points du méridien de rein relève non pas directement des textes traditionnels, mais de l’interprétation de JM Kespi. Les réflexions de JM Kespi sont certes toujours intéressantes, mais elles doivent rester ce qu’elles sont : une réflexion personnelle. Lui-même, justifie ses explications sur ces points par ces mots concernant le 14 Rn : “ce point nous paraît gouverner les reins”. 
Tes propres réflexions pour classer ces points par rapport aux points Mo, Shu et Ciel d’organe ne sont pas dénuées de bon sens.
Si je puis me permettre moi-même une réflexion d’amusante simplicité, ce serait de considérer que ces points étant sur le Chong Mo, sont forcément en rapport avec l’alchimie interne de l’usine énergétique des trois foyers. 
Ceux qui se trouvent au niveau du foyer inférieur (dont le 14 Rn) ont forcément un rapport avec le Rein qui se trouve au foyer inférieur.
Ceux qui se trouvent au niveau du foyer moyen (dont le 17 Rn et le 21 Rn) ont forcément un rapport avec la Rate et le foie qui se trouvent dans le foyer médian.
Ceux qui se trouvent au niveau du foyer supérieur (dont le 22 Rn et le 23 Rn) ont forcément à voir avec le poumon et le coeur qui se trouvent dans le foyer supérieur.
Mais ces points sont moins spécifiques que ne le pense Kespi. Il suffit de lire la littérature classique les concernant pour s’en rendre compte. Je te recommande le livre de Gaurier qui résume bien cela en reprenant ce qui est écrit dans les textes traditionnels à notre disposition.
Pour conclure, je te dirai qu’il y a toujours deux approches des choses :
- celle de la terre qui a besoin de raisonnements intellectuels (règne de la quantité) pour comprendre.
- celle du ciel qui se contente d’observer (règne de la qualité) pour se saisir des choses.
Quant à nous, nous devons dans notre compréhension et notre pratique relever autant du ciel que de la terre.
Daniel

De Gilles :
C’ est encore plus clair maintenant avec le TF
grand ouvrier que tu es, amusement que tu donnes et joie qui nous nourrit
merci

Témoignage argentin

Chère Nicole et Henri-Paul,
C’est avec joie que je publie votre témoignage. Je suis heureux que la méthode que je vous ai enseignée
“Votre main pour soigner”
ait bien fonctionné.

TÉMOIGNAGE

le 17-11
Mon cher Daniel,
Nicole a vu le spécialiste (infectologue) qui nous fait assez bonne impression:
-les éléments mesurables (analyses de sang et urine) montrent qu’il y a toujours infection.
-la température (moins de 37º le matin) fluctue l’après-midi autour de 37°6
-l’appétit est moyen et le poids (53,5) kg ne remonte pas vraiment.
-le moral n’est pas génial.
-pied toujours enflé, moins douloureux avec prise d’anti inflamatoire.
-petits boutons isolés qui apparaissent en divers endroits du corps
-fatigabilité
D’après le toubib, ces trois derniers points viennent directement de l’endocardite, et les bactéries sont toujours là.
Normalement une endocardite se traiterait par 1 mois et demi d’hospitalisation, avec perfusion d’antibiotiques.
Nicole ne supporte pas ces doses massives.
Suite du traitement prescrit:
- antibiotique oral (2/jour) pendant une semaine avec repos “absolu” (il voudrait qu’elle reste au lit, en se levant seulement pour aller au wc)
-revisite le 28-11 
-bien sûr, prise de température quotidienne
-une nouvelle échographie cardiaque est déjà prévue le 7-12 pour voir si la tache visible sur la valve diminue ou non

Le 10-12
Nous ne voyons pas beaucoup d’évolutions par la médecine traditionnelle.
Le pb n’est pas encore terminé et je crois que ta venue peut être bénéfique et décisive. Je te remercie infiniment pour ce geste d’amitié

Du 19-12 au 31-12 : traitement intensif de deux séances par jour, soit 24 séances par la méthode “votre main pour guérir”.

01-01
Nous te remercions encore de tout coeur d’être venu, Nicole va mieux, je l’ai traitée comme tu me l’as appris et le soir, après une bonne et longue sieste il est vrai, elle avait 36,9º !!!!

06-01
Échographie cardiaque dit que la “verruga” ( la végétation microbienne sur la valve) a DISPARU !!!!
Analyses sang et urine OK, sauf t. sédimentation encore trop élevé, mais en baisse constante, c’est parait-il très long à revenir et normal après une grosse infection.
Donc, en principe, plus d’infection !
L’infectologue est content comme tout, nous aussi, examen de confirmation dans 6 semaines.
Nicole est beaucoup mieux depuis 3 jours, j’ai bien du mal à la faire se reposer.
Je la traite tous les jours selon la méthode “votre main pour guérir”, les points d’alarme sont moins sensibles en fin de séance comme prévu.
Tu as bien fait de venir.
J’espère ne pas avoir à te rendre la pareille un jour, non pas parce que cela m’embêterait, mais parce que cela voudrait dire que tu as de gros problèmes. Tu peux compter sur moi et sur nous.
HPB

COMMENTAIRE
C’est toujours la personne elle-même qui se guérit, parce que les conditions de sa guérison sont réunies.
Je suis heureux d’avoir participé à cela.
Daniel LAURENT

La Psychosomatique orientale (suite)

FONDEMENTS D’UNE PSYCHOSOMATIQUE BASEE SUR LES DONNEES DE LA MEDECINE CHINOISE TRADITIONNELLE
Par Jean-Marie LEPELTIER

Le constat
- D’une part la psychologie clinique institutionnelle, dans sa pratique de diagnostic de traitement se heurte aux problèmes psychologiques dont l’expression majeure est d’ordre organique.
- D’autre part dans ses traitements, la médecine conventionnelle se limite trop souvent aux seuls effets organiques dont la cause est d’ordre psychologiques (cf les écrits du très médiatique Dr David Servan-Schreiber).
- Si la psychosomatique classique a des difficultés à démêler dans ses pratiques les rapports « corps-esprit», la psychosomatique orientale, telle qu’elle s’est développée à partir des textes anciens, s’annonce comme une alternative à ces impasses.

L’explication

La psychosomatique orientale est une pratique qui est aux antipodes de la médecine conventionnelle actuelle. Elle consiste en effet à intervenir dans le cours d’un flux énergétique qui d’après la plupart des traditions orientales, circule en réseau, principalement à la surface des organismes vivants. Les chinois appellent cette énergie vitale « qi » (prononcer tchi), les hindous l’appellent « prana ». (Au passage, cela fait plus de la moitié de l’humanité).

Si ce flux énergétique circule bien au travers de l’organisme et donc dans le soma, il n’est pas lui-même d’ordre organique. Pour comprendre cela une comparaison s’impose : de même le courant électrique est d’une nature foncièrement différente du fil qui le conduit. Le fil électrique n’est pas en lui-même de l’électricité. Nous comprenons bien ainsi que le flux dont il est question n’est nullement organique. Quelle est donc sa nature ?
C’est le préfixe « psycho » du terme psychosomatique qui nous l’indique. Ce préfixe vient en effet du grec  « psuché » dont le sens premier ne signifie pas « esprit » ou « âme » comme on le pense souvent à tort, mais « souffle, flux vital, énergie vitale».

La psychosomatique basée sur les données de la médecine chinoise traditionnelle, que l’on peut nommer psychosomatique orientale, consiste donc à intervenir dans le cours de la circulation de ce flux vital. Comment se fait la dite intervention ?

- par un toucher ou une pression digitale
- ou par une excitation strictement cutanée à l’aide d’une très courte et très fine aiguille.
L’aiguille dont il est ici question ne doit en aucun cas toucher un dispositif organique tel qu’une terminaison nerveuse, encore moins un vaisseau sanguin fut-il artériel ou veineux.
Cet impact cutané se fait donc en des points précis où l’épiderme cache à nos yeux les vides qui séparent os, nerfs, artères, veines, voire tissus conjonctifs.
Ce vide ponctuel est précisément un espace où s’accumule naturellement l’énergie vitale qui circule tout le long du corps ; comme l’eau d’un ruisseau qui s’accumule dans une excavation située sur le fond de son lit. Cette énergie vitale peut donc être en stricte étymologie appelée « psychique ».
Il y a bien dans l’histoire de la médecine occidentale un courant qui se disait vitaliste en se référant implicitement à ce flux énergétique appelé d’ailleurs énergie vitale. Mais ce courant a depuis la fin du 19ème siècle complètement disparu, considéré comme obsolète, pour laisser place à une conception totalement organique du fonctionnement physiologique. Ainsi, l’existence de ce flux vital est depuis plus d’un siècle considéré en Occident comme une pure croyance. Il n’empêche que l’apport de l’Asie a été d’avoir su localiser avec une précision extrême ces endroits cutanés, indicateurs sous l’épiderme d’une vacuité organique.

Toute la problématique est de croire ou non à la réalité de ce flux énergétique, sachant que toute la science physico-chimique actuelle, et partant la médecine scientifique, nie totalement sa réalité.

- Si on y croit, l’excitation cutanée, avec ou sans aiguille, des points cités, relève donc d’une opération qui étymologiquement parlant est d’ordre psychique (psuché). Et il se trouve que la plupart des consultants disent après coup se sentir mieux « dans leur peau », une amélioration qui a toutes les allures d’être d?ordre psychique plutôt qu’organique.

- Si l’on y croit pas, cette intervention cutanée, auréolée d’un exotisme évident, s’apparente au placebo. C’est d’ailleurs la conviction d’une grande partie du corps médical (référence www.charlatan.com).

- Dans les deux cas, de toute façon, nous sommes loin, très loin, d’une intervention organique et plus près du travail du psychologue clinicien. Alors, comment la justice française peut-elle sans risquer le ridicule décider que l’utilisation des aiguilles en psychosomatique orientale n’est pas autorisée à une personne n’étant pas médecin ?

Curieusement la pratique du tatouage qui consiste à percer la peau (jusqu’au sang tout de même) et à instiller des encres, dans un but esthétique, n’est pas considérée comme pouvant provoquer des réactions organiques.
Ne serait-ce pas une preuve par la pratique commune et acceptée, qu’une action en superficie sur la peau, ne relève nullement d’un impact organique ?

Acupuncture et placebo

L’acupuncture, traditionnelle ou simulée, serait plus efficace qu’un traitement classique
LE MONDE | 27.09.07 | 

Chez les personnes souffrant de lombalgies chroniques, l’acupuncture, qu’elle respecte les règles traditionnelles de la discipline ou qu’elle soit simplement simulée, est plus efficace que la prise de médicaments associée à la kinésithérapie.

Telle est la surprenante conclusion d’une étude financée par les caisses d’assurance maladie allemandes et publiée, le 24 septembre, dans le Journal of the American Medical Association. Ce résultat est le fruit d’un essai clinique très rigoureux qui a été mené sous la direction du docteur Michael Haake (université de Ratisbonne, Allemagne) auprès de 1 162 personnes qui souffraient de lombalgies depuis huit ans en moyenne.

Les participants ont été divisés en trois groupes de taille égale. Dans le premier, les patients étaient pris en charge avec une acupuncture traditionnelle correspondant à la tradition chinoise. Les aiguilles étaient introduites à une profondeur comprise entre 5 et 40 millimètres, en respectant les principaux “points” et “méridiens” tels qu’ils sont décrits par les manuels de cette discipline. Dans le deuxième groupe, on simulait simplement la pratique de l’acupuncture : les aiguilles étaient enfoncées à une profondeur de 1 à 3 millimètres au niveau de la zone douloureuse, mais en dehors des “points” et “méridiens” traditionnels. Le troisième groupe correspondait à une approche occidentale associant médicaments antalgiques ou anti-inflammatoires et kinésithérapie.

“PLACEBO”

Au total, après un minimum de dix séances chez les trois groupes, et six mois après le traitement, le taux d’efficacité a été respectivement de 47,6 %, 44,2 % et de 27,4 %. Pour les auteurs de l’étude, l’efficacité comparable de la vraie et de la fausse acupuncture suggère que le simple fait d’avoir recours à la pose d’aiguilles intradermiques déclenche un mécanisme physiologique modifiant la genèse, la transmission et la perception des sensations douloureuses.

“Il s’agit là d’un travail particulièrement intéressant, estime le docteur Jean-Jacques Aulas, psychiatre au centre hospitalier et universitaire de Saint-Etienne (Loire), par ailleurs spécialiste des travaux concernant l’effet placebo. Le nombre des patients et les qualités méthodologiques de cet essai permettent d’en accepter les conclusions. Le fait qu’il n’y a pas de différence d’efficacité statistiquement significative entre “vraie” acupuncture et acupuncture factice n’est peut-être pas l’élément le plus important.”

Pour le chercheur, l’essentiel est plutôt qu’une acupuncture “placebo” est elle-même nettement plus efficace que le traitement habituellement utilisé dans cette pathologie. “Il est fort regrettable, commente-t-il, qu’en France, contrairement à l’Allemagne, la Sécurité sociale n’apporte pas son concours financier à la réalisation de protocoles de recherche clinique aussi riches que pragmatiques.”

Jean-Yves Nau
Article paru dans l’édition du 28.09.07.

Tradipraticien

Ce titre de tradipraticien, circule ça et là.

Le premier à l’avoir utilisé au Vietnam fut Jean ROY.
Il est actuellement souvent repris bien que protégé par l’association ACUTAEV, laquelle se réserve le droit de rappeler la loi.
Voici un texte de Jean-Claude BOUILLY intitulé “que fait le tradipraticien”, et que vous pouvez télécharger.

Que fait le tradipraticien globaliste

Page suivante »