Bonsoir,
Etudiant en MTC, j’ai pu me procurer certains de vos ouvrages: précis d’acupuncture traditionnelle, le manuel, etc..
Toutefois, quelques zones d’ombre subsistent encore et notamment concernant les saisons.
Si je me réfère au livre : Aperçu de Mèdecine chinoise traditionnelle: il convient d’après le diagramme d’avoir les dates suivantes pour le début de printemps:
-27 janvier 2008 (fin d’hiver) puis 15 jrs (Terre):11/02: pour le début de saison du Printemps;sauf que si l’on considère que le 21 mars est la maximum de la saison (qui doit durer 36 jrs 1/2 ) 21 mars - 36 jrs 1/2= un début de printemps au 13/02.
Il existe donc, un décalage entre la fin de saison de l’hiver, la saison Terre qui suit et le printemps.
D’autre part dans votre ouvrage (précis d’acupuncture Traditionnelle) vous dites devoir commencer le printemps au nouvel an chinois soit le 7/02/08 ce qui accentue le décalage!
En conséquence, qu’elles sont vos références? où se situe la vérité car certains collègues démarre le printemps plus tôt encore.
Je vous remercie de bien vouloir m’éclairer sur la question.
Merci Serge de votre courrier.
Le calcul du calendrier qui est dans le “précis”, est destiné à déterminer le premier jour de l’année. Le calendrier est évidemment luni-solaire. Tous les manuels font référence à ce calendrier puisque c’est celui qui est utilisé de manière officielle en Chine.
Le calendrier présenté dans le “Manuel”, est uniquement une référence solaire aux quatre saisons (déterminées par l’axe des solstices et des équinoxes). Dans cette perspective acupuncturale solaire, la terre est toujours présente. C’est pour cela que le pouls de la terre doit toujours être présent. Ce que l’on nomme la “5éme saison” n’est en fait que l’apparition plus nette aux intersaisons, de ce qui est toujours permanent. Je m’explique par un exemple. En plein printemps, le bois est tellement présent que l’on ne perçoit plus la terre. A la fin du printemps, le bois a suffisamment décliné pour ressentir la terre qui pourtant a toujours été présente. Au début de l’été, le feu n’est pas encore assez puissant pour masquer la terre. En plein été, on ne voit plus la terre, qui pourtant est toujours là etc. Et que l’on doit trouver dans les pouls.
Je ne suis pas fana du modèle cybernétique de l’acupuncture (vous savez, ce modèle qui affirme que tel point est spécialement ouvert ou fermé en fonction du modèle mathématique des kan et des Tche). Certes étudier le ciel est important, mais il ne doit pas nous faire perdre le bon sens paysan de l’acupuncture ancestrale.
Dans cette optique la période “terre” trouve son importance relativisée.
C’est en tout cas mon point de vue.
A vous lire.
Cordialement.
Daniel LAURENT




