De Gilles C.
j’aimerais faire appel à tes compétences
à Nantes on nous parle des points spécifiques des organes, à savoir
23 Rn pour le coeur
22 Rn pour le P
21 Rn pour le Foie
17 Rn pour la rate
14 Rn pour le rein
à piquer quand l’organe est atteint
Mais Il n’est pas facile (et leurs réponses ne me satisfont pas), d’avoir une vue globale du tableau, et je le vois comme ceci
- le point spécifique est au sol, dans un aspect structurel, anatomique et physiologique, sur le méridien du rein donc en rapport avec l’eau et la force de croitre
- le mu à l’organe dans sa vision yang ( face yin qui va au yang), au sens énergétique
- le shu à l’organe dans une vision yin ( face yang qui va au yin), au sens énergétique
- le point mouvement dorsal au ciel au sens ben shen du terme
qu’en penses tu ?
Cher Gilles
Ce que tu me dis des points du méridien de rein relève non pas directement des textes traditionnels, mais de l’interprétation de JM Kespi. Les réflexions de JM Kespi sont certes toujours intéressantes, mais elles doivent rester ce qu’elles sont : une réflexion personnelle. Lui-même, justifie ses explications sur ces points par ces mots concernant le 14 Rn : “ce point nous paraît gouverner les reins”.
Tes propres réflexions pour classer ces points par rapport aux points Mo, Shu et Ciel d’organe ne sont pas dénuées de bon sens.
Si je puis me permettre moi-même une réflexion d’amusante simplicité, ce serait de considérer que ces points étant sur le Chong Mo, sont forcément en rapport avec l’alchimie interne de l’usine énergétique des trois foyers.
Ceux qui se trouvent au niveau du foyer inférieur (dont le 14 Rn) ont forcément un rapport avec le Rein qui se trouve au foyer inférieur.
Ceux qui se trouvent au niveau du foyer moyen (dont le 17 Rn et le 21 Rn) ont forcément un rapport avec la Rate et le foie qui se trouvent dans le foyer médian.
Ceux qui se trouvent au niveau du foyer supérieur (dont le 22 Rn et le 23 Rn) ont forcément à voir avec le poumon et le coeur qui se trouvent dans le foyer supérieur.
Mais ces points sont moins spécifiques que ne le pense Kespi. Il suffit de lire la littérature classique les concernant pour s’en rendre compte. Je te recommande le livre de Gaurier qui résume bien cela en reprenant ce qui est écrit dans les textes traditionnels à notre disposition.
Pour conclure, je te dirai qu’il y a toujours deux approches des choses :
- celle de la terre qui a besoin de raisonnements intellectuels (règne de la quantité) pour comprendre.
- celle du ciel qui se contente d’observer (règne de la qualité) pour se saisir des choses.
Quant à nous, nous devons dans notre compréhension et notre pratique relever autant du ciel que de la terre.
Daniel
De Gilles :
C’ est encore plus clair maintenant avec le TF
grand ouvrier que tu es, amusement que tu donnes et joie qui nous nourrit
merci