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La Psychosomatique orientale (suite)

FONDEMENTS D’UNE PSYCHOSOMATIQUE BASEE SUR LES DONNEES DE LA MEDECINE CHINOISE TRADITIONNELLE
Par Jean-Marie LEPELTIER

Le constat
- D’une part la psychologie clinique institutionnelle, dans sa pratique de diagnostic de traitement se heurte aux problèmes psychologiques dont l’expression majeure est d’ordre organique.
- D’autre part dans ses traitements, la médecine conventionnelle se limite trop souvent aux seuls effets organiques dont la cause est d’ordre psychologiques (cf les écrits du très médiatique Dr David Servan-Schreiber).
- Si la psychosomatique classique a des difficultés à démêler dans ses pratiques les rapports « corps-esprit», la psychosomatique orientale, telle qu’elle s’est développée à partir des textes anciens, s’annonce comme une alternative à ces impasses.

L’explication

La psychosomatique orientale est une pratique qui est aux antipodes de la médecine conventionnelle actuelle. Elle consiste en effet à intervenir dans le cours d’un flux énergétique qui d’après la plupart des traditions orientales, circule en réseau, principalement à la surface des organismes vivants. Les chinois appellent cette énergie vitale « qi » (prononcer tchi), les hindous l’appellent « prana ». (Au passage, cela fait plus de la moitié de l’humanité).

Si ce flux énergétique circule bien au travers de l’organisme et donc dans le soma, il n’est pas lui-même d’ordre organique. Pour comprendre cela une comparaison s’impose : de même le courant électrique est d’une nature foncièrement différente du fil qui le conduit. Le fil électrique n’est pas en lui-même de l’électricité. Nous comprenons bien ainsi que le flux dont il est question n’est nullement organique. Quelle est donc sa nature ?
C’est le préfixe « psycho » du terme psychosomatique qui nous l’indique. Ce préfixe vient en effet du grec  « psuché » dont le sens premier ne signifie pas « esprit » ou « âme » comme on le pense souvent à tort, mais « souffle, flux vital, énergie vitale».

La psychosomatique basée sur les données de la médecine chinoise traditionnelle, que l’on peut nommer psychosomatique orientale, consiste donc à intervenir dans le cours de la circulation de ce flux vital. Comment se fait la dite intervention ?

- par un toucher ou une pression digitale
- ou par une excitation strictement cutanée à l’aide d’une très courte et très fine aiguille.
L’aiguille dont il est ici question ne doit en aucun cas toucher un dispositif organique tel qu’une terminaison nerveuse, encore moins un vaisseau sanguin fut-il artériel ou veineux.
Cet impact cutané se fait donc en des points précis où l’épiderme cache à nos yeux les vides qui séparent os, nerfs, artères, veines, voire tissus conjonctifs.
Ce vide ponctuel est précisément un espace où s’accumule naturellement l’énergie vitale qui circule tout le long du corps ; comme l’eau d’un ruisseau qui s’accumule dans une excavation située sur le fond de son lit. Cette énergie vitale peut donc être en stricte étymologie appelée « psychique ».
Il y a bien dans l’histoire de la médecine occidentale un courant qui se disait vitaliste en se référant implicitement à ce flux énergétique appelé d’ailleurs énergie vitale. Mais ce courant a depuis la fin du 19ème siècle complètement disparu, considéré comme obsolète, pour laisser place à une conception totalement organique du fonctionnement physiologique. Ainsi, l’existence de ce flux vital est depuis plus d’un siècle considéré en Occident comme une pure croyance. Il n’empêche que l’apport de l’Asie a été d’avoir su localiser avec une précision extrême ces endroits cutanés, indicateurs sous l’épiderme d’une vacuité organique.

Toute la problématique est de croire ou non à la réalité de ce flux énergétique, sachant que toute la science physico-chimique actuelle, et partant la médecine scientifique, nie totalement sa réalité.

- Si on y croit, l’excitation cutanée, avec ou sans aiguille, des points cités, relève donc d’une opération qui étymologiquement parlant est d’ordre psychique (psuché). Et il se trouve que la plupart des consultants disent après coup se sentir mieux « dans leur peau », une amélioration qui a toutes les allures d’être d?ordre psychique plutôt qu’organique.

- Si l’on y croit pas, cette intervention cutanée, auréolée d’un exotisme évident, s’apparente au placebo. C’est d’ailleurs la conviction d’une grande partie du corps médical (référence www.charlatan.com).

- Dans les deux cas, de toute façon, nous sommes loin, très loin, d’une intervention organique et plus près du travail du psychologue clinicien. Alors, comment la justice française peut-elle sans risquer le ridicule décider que l’utilisation des aiguilles en psychosomatique orientale n’est pas autorisée à une personne n’étant pas médecin ?

Curieusement la pratique du tatouage qui consiste à percer la peau (jusqu’au sang tout de même) et à instiller des encres, dans un but esthétique, n’est pas considérée comme pouvant provoquer des réactions organiques.
Ne serait-ce pas une preuve par la pratique commune et acceptée, qu’une action en superficie sur la peau, ne relève nullement d’un impact organique ?

PSYCHOTHERAPIE PSYCHOSOMATIQUE ?

Sur ce site, il est souvent question de p)sychosomatique orientale. 
Vous le savez, la psychosomatique fait partie du double champ de la pratique médicale et de la pratique psychologique. Alors seuls les médecins ou les psychologues peuvent-ils y prétendre ? 
Sûrement pas. Ceux qui ont appris un art des techniques orientales de santé, qu’il s’agisse de yoga, de qi gong, de tuina, de shiatsu, d’acupression voire d’acupuncture, peuvent prétendre à la pratique de la psychosomatique orientale, avec de surcroit le titre celui psychothérapeute. 
En effet, contrairement à certains titres protégés par la loi, le titre de psychothérapeute ne l’est pas encore. Et si un jour il le devient, il faudra régulariser tous ceux qui pourront se prévaloir d’une formation et d’une pratique d’au moins trois années. Les choses se mettent en place et ce sera pour bientôt … C’est pourquoi c’est maintenant qu’il faut s’inscrire à une formation d’une pratique de santé liée à la psychosomatique orientale. 
Souvenons-nous de cette définition du psychothérapeute : le psychothéraperute est celui qui est apte à la prise en charge (prévention, diagnostic, soin) des personnes en situation de souffrance existentielle, que celle-ci résulte de troubles comportementaux avérés ou de situations traumatiques liées au stress (deuil, maladie grave, catastrophe, chômage, etc).

Les fondements de la psychosomatique orientale

Dans l’esprit d’un public non averti, la psychosomatique consiste à simplement reconnaître une évidence : il n’y a pas de troubles qui soient seulement physiques ou seulement psychiques. Même la douleur d’une ampoule après avoir trop marché possède une connotation émotionnelle : peut-être celle de la peur qui a conduit à justement trop marcher … Peut être aussi la colère contre soi-même, en se reprochant de n’avoir pas été attentif. Bref, chaque instant concret de la vie possède son environnement émotionnel et les deux sont liés. Quant à celui dont on dit qu’il n’est que dans sa tête avec ses problèmes, il y a une forte présomption qu’il souffre de fatigue chronique, ne serait-ce que parce que trop penser fatigue.
La Médecine traditionnelle chinoise nous offre une grille d’analyse de cette interface entre le physique et le psychique. Cette interface c’est le système des méridiens. Chaque méridien représente non seulement une portion corporelle avec ses points cutanés parfaitement référencés, mais aussi une assise émotionnelle et cognitive.
Même si vous ne souhaitez pas devenir praticien de Zhen Jiu (Zhen jiu signifie aussi l’utilisation des moxas, de la digito-pression, et des aiguilles de contact ou pénétrantes), il peut être utile de bien localiser sur soi-même les trajets des méridiens et connaître leur signification psychologique. Pour cela je vous suggère de consulter d’une part l’Atlas d’acupuncture traditionnelle, et d’autre part le précis d’acupuncture traditionnelle (les bases), tous deux aux éditions Trédaniel (rue St Severin, 75005 Paris).
Et puis si vous souhaitez devenir tradipraticien, ou acupuncteur, alors consultez-moi sur le site
www.cinq-elements.com
N’hésitez-pas à m’écire
contact@cinq-elements.com
Je m’engage à vous répondre personnellement.

Formation en acupuncture

La formation en médecine traditionnelle chinoise, principalement en acupuncture des cinq éléments est exigeante.
Comme dans tout cycle d’études, une somme de données est à comprendre, à classer, à retenir et à mettre en relation avec d’autres apprentissages et d’autres vécus. Mais ce qui est caractéristique ici, c’est la nécessité incontournable d’une pratique de la localisation des points cutanés, de la prise des pouls et autres outils diagnostiques, du juste maniement de Zhen Jiu (aiguilles diverses, pénétrantes ou non, moxas, digitopression), de la capacité relationnelle, de toutes ces expériences concrètes qui nourrissent le talent du tradipraticien.
Quelqu’un me demandait récemment : « quelle est la différence entre le programme d’étude que vous proposez, et celui des autres écoles d’acupuncture »? La réponse qui me vint spontanément fut celle-ci. « Je crois que les données sont globalement identiques. On n’invente rien en acupuncture. La seule plus-value que l’on ajoute se trouve dans la pédagogie de transmission. Voyez-vous, la tradition chante en moi, et c’est ce chant qui fait la spécificité de mon enseignement. C’est pour cela que je peux m’adresser aussi bien aux médecins, infirmiers, kinésithérapeutes déjà au fait de gestes de soin concrets, qu’aux psychologues plus versés dans le savoir être, et les réunir autour d’un concept nouveau que l’on peut appeler la psychosomatique orientale ».

Daniel LAURENT
docteur en psychologie clinique (Rennes)
Fellow du College of chinese acupuncture (UK)

Stages

Prochains Stages 
14, 15 et 16 Décembre à LORIENT sur la méthode de diagnostique et de traitement San Jiao Jing Luo

Nous vous tiendrons informés des dates exactes, et des lieux retenus.
Thèmes rdéjà disponibles
- méthode de diagnostic et de traitement préventif et d’entretien par les pouls qualitatifs et les points résonateurs cycliques 
- méthode de diagnostic et de traitement des troubles psychosomatiques par la méthode Sqan Jiao Jing Luo 
- méthode de diagnostic et de traitement des Gui 
- méthode de diagnostic et de traitement des troubles psychosomatiques selon l’enseignement du docteur TRUONG Thin
- méthode de diagnotic et de traitement des troubles psychosomatiques (selon l’enseignement de Charles Laville-Méry)
- méthode de diagnostic et de traitement des troubles posturaux 
D’autres thèmes sont en préparation.
Pour chaque stage, 50% de pratique, localisation exacte des points utilisés, entraînement aux techniques Zhen Jiu (acupuncture, cautérisation, stimulation au teisin et aux cristaux, digito-pression)
Lieux proposés :
- Paris
- Aix en Provence
- Lyon
- Lille
- Bastia
- Casablanca

 

Stratégie Psychosomatique

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Les trois mousquetaires

Question d’une acupunctrice

Je pratique l’acupuncture. Comme pour tout médecin, certains patients m’amènent à m’interroger, et comme je sais par vos écrits que vous êtes un spécialiste de tout ce qui touche aux arts de la santé asiatiques, je me permets de vous écrire.
L’autre jour avec un patient et après lui avoir pris les pouls, il me dit qu’à la main gauche il a une perte de sensibilité de toute la paume et de trois doigts. Je lui ai fait un test du professeur Akabané pour les méridiens passant par les doigts insensibles. Seul l’ IG était déséquilibré. J’ai alors corrigé le déséquilibre selon la méthode prescrite. Deux jours après le patient commençait à avoir de la sensibilité dans les doigts, et cela malgré des années d’insensibilité ! 
Depuis, je consulté le « manuel de médecine traditionnelle asiatique », et j’y ai lu qu’il faut travailler sur l’IG pour la sensibilité mais je ne comprends pas bien pourquoi. 
Pouvez-vous me répondre ? 

Réponse
L’explication relève en fait de la psychosomatique orientale.
le sensibilité c’est en fait la capacité qu’a shen (la conscience) de donner sens (sensations) à ce qui est capté (perceptions externes ou proprioceptives). Et c’est ainsi par exemple, que lorsque une douleur est trop intense, shen (la conscience) se retire de la zone pour ne pas souffrir, et shen va même faire davantage, en faisant sécréter (système méridien ministre du coeur, système nerveux autonome) les endorphines et autres anesthésiants endogènes. Bref, la fonction qui sent (la conscience), c’est la fonction liée au système nerveux central, et au sang, c’est à dire “coeur-intestin grêle”, ce dernier étant yang en relation avec l’extérieur.