Pour une Charte de la santé selon la Tradition

Nous remercions le Compagnonnage des Métiers de la santé, de nous autoriser à diffuser cette Charte

LE BUT

Permettre au praticien comme au consultant de situer l’exercice des pratiques médicales  au regard de la Tradition, quelle que soit la formation d’origine.

LA TRADITION

Nous entendons la Tradition comme la transmission ininterrompue depuis l’origine, par le Verbe, le symbole ou l’exemplarité, de l’évidence fondatrice.
Cette évidence permet tant l’interprétation pertinente des phénomènes vitaux,  que l’orientation des comportements visant la santé.

PRINCIPE ET COSMOGONIE

Pour la Tradition la vie découle du «Souffle Originel» à l’origine de notre univers.
Ce principe a sous-tendu la cosmogonie de toutes les civilisations. C’est la «Psuché» de la Grèce Antique, le «Prâna» de l’Inde, le «Qi» de la Chine, le «Mana» de la Polynésie, le «Mawu» de l’Afrique, ou plus récemment le «Flux Vital» de l’Occident.
Ce « Flux Vital », irréductible aux seuls phénomènes physico-chimiques rend la matière inanimée, vivante, organisée, et capable de se restaurer.
Ce «Flux Vital» s’exprime concrètement au niveau biologique selon deux modalités complémentaires indissociables
– l’une qui produit et quantifie,
– l’autre qui maintient et qualifie.
Ces deux modalités se nomment dans d’autres cultures traditionnelles :
–       « Solve » et «Coagula» (alchimie occidentale),
–       «Ha et Tha» (Inde),
–       «Yang et Yin» (Chine).
Au niveau du microcosme, ce « Flux Vital » anime la matière selon le double aspect corpusculaire et ondulatoire, sachant que tout corpuscule peut être lui-même considéré comme une onde et inversement.
Ainsi, en langage moderne nous dirons que
– le versant matériel des corps en vie se révèle dans l’organique,
– l’aspect ondulatoire s’exprime dans le fonctionnel,
– les deux s’articulant dans le physiologique.
La conscience, elle, relève directement du «Souffle Originel».

LA SANTE

Selon l’OMS, « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité».
Selon la Tradition, « la santé est un état d’harmonie psychologique, organique et fonctionnelle, maintenu par la capacité
permanente d’auto-organisation et d’auto-restauration inhérente à la vie ».

DOCTRINE ET LOIS

La Tradition fonde notre doctrine qui s’exprime en un ensemble de lois dont voici les sept principales :

1- Loi de perpétuation

La Tradition se garde bien de définir le but de la vie, mais elle énonce son expression universelle qui se traduit par la loi de perpétuation.
Cette loi s’épanouit en plusieurs directions, du particulier au collectif, du biologique au spirituel. Cela est conforme à tous les enseignements de la Tradition selon lequel le «Souffle Originel», dès l’instant  créateur, s’empare du monde inanimé et l’organise en diverses directions, avec la capacité d’abandonner une direction au profit d’une autre. Le « Souffle Originel » organise l’expression vitale par expériences diverses, concomitantes ou successives. C’est ainsi que des espèces peuvent disparaître et d’autres se révéler mieux adaptées.

2- Loi d’action

La vie seule, par le «flux vital», est agissante sur la matière inanimée. Jamais l’inverse. Cette loi conforte  le toucher du praticien et son intention guérisseuse. Elle interroge sur ce qui est agissant du remède inorganique et du patient.

3- Loi d’unité

Santé et maladie sont deux aspects biologiques, opposés et complémentaires d’une même globalité. La maladie n’est donc que l’aspect remédiant de la santé. Cela explique pourquoi il est vain de considérer la maladie comme une entité malfaisante à détruire.

4- Loi de compensation et d’adaptation

Cette loi fait suite à la précédente. Elle établit que chaque niveau de maladie est la réponse la plus adéquate à la dégradation de l’état de santé. Cette loi permet le pronostic.

5- Loi des cycles

Toutes les manifestations vitales y compris les manifestations morbides, répondent à la programmation du déroulement cyclique. Cette loi est en permanence mise en évidence dans l’observation du déroulement des maladies, et dans la loi de guérison.

6- Loi de causalités, d’effets et de rétroaction

Cette loi permet d’une part de comprendre que la suppression des effets nécessite la suppression des causes. Cela correspond à la médecine selon la Tradition. Quand, elle ne vise que la suppression des symptômes, il ne s’agit plus de médecine selon la Tradition. Cette loi permet aussi de comprendre l’homéostasie des cinq fonctions du «Flux Vital». Ces cinq fonctions sont : l’absorption, l’intégration, le rejet, le mouvement, et la chaleur. Cette loi est une illustration vitale du modèle moderne de cybernétique.

7- Loi de correspondance et d’analogie

Pour un organisme donné, l’expression vitale du tout se retrouve dans les parties. Cette loi fonde toutes les techniques de réflexologie.

LES PRATIQUES

Ce n’est pas la technique médicale qui fait la Tradition, mais l’esprit et le contexte dans lesquels elle est utilisée et qui désignent l’acte, le traitement et le geste traditionnel. C’est pourquoi cette charte de la santé permet à chacun de situer concrètement les pratiques médicales au regard de la Tradition, et cela quelle que soit la formation d’origine du praticien.

La grippe en chanson.

Cliquez ci-dessous et amusez-vous. Bonne écoute

CHANSON anti grippe 2[1]

jing inné et code génétique

Sous le titre «une gène dans l’ADN», l’hebdomadaire SinéHehdo du mercredi 26 août 2009, donne cette information, qui reste cependant à vérifier car les sources exactes ne sont pas fournies :

«Des chercheurs israéliens sont parvenus à remplacer l’ADN contenu dans le sang et la salive d’un donneur par celui d’un autre individu. Autrement dit, à créer un faux échantillon ADN. Mieux encore, ils ont réussi à fabriquer une empreinte génétique à partir d’un profil archivé dans une base de données sans procéder à un  prélèvement. Moralité : l’ADN comme preuve ultime est mort et enterré».

Au delà de cet aspect lié à la recherche de la preuve (et qui n’est pas des moindres), cela nous amène à réfléchir sur ce qu’est une empreinte génétique et à comprendre qu’une fois de plus en quantifiant on passe à côté du mystère et de la beauté de la vie.

En effet, pour la médecine taoïste, le code génétique n’est que la trace matérialisée du Jing inné, lequel n’est lui-même que la manifestation dans notre univers du Yuan qi  (originel et ancestral). Pour comprendre ces données vous pouvez lire avec intérêt «précis d’acupuncture traditionnel (les bases»).

La trace génétique qui en fin de compte est un assemblage de gène,  est à l’image des os fossiles d’un dinosaure : d’abord nous ne sommes jamais sûr d’avoir assemblé dans le bon ordre les os épars, ensuite et surtout ils ne nous disent rien de l’animal, de sa vie.

Pareillement aux os fossiles du dinosaure, le code génétique ne nous dit rien de la qualité et de la quantité du Jing inné. Il ne nous dit pas par qui (Shen, l’esprit, la conscience ultime) et pourquoi, le jing a servi d’incarnation.  Il ne nous dit rien du sens de la vie.

Le fait que l’on puisse trafiquer l’empreinte génétique le remet à sa simple place de trace.

Médicament, sevrage, peur et « vouloir vivre »

Voici une lettre reçue.
 » J’ai une question concernant une patiente que je traite régulièrement pour dépression, elle a bien compris qu’il serait recommandable d’arrêter son traitement médical, et se sent prête pour le stopper (anti-dépresseur : Deroxat), et me demandait s’il existait une méthode de « sevrage » alors que je la traite parallèlement. Je crois me souvenir d’une prise sublinguale, mais ça reste vague! Merci beaucoup d’avance! »
Pour avoir la paix, beaucoup de praticiens affirment : « ce que je fais n’a rien à voir avec la médecine, surtout n’arrêtez pas votre traitement médical ».
De cette manière ils pensent ne pas attirer les foudres du pouvoir médical  en position de monopole.
Faisant cela ils montrent qu’à défaut d’être alternative, la médecine orientale (que ce soit la chinoise ou l’ayurvédique), ne serait qu’une médecine adjuvante et de confort..
Pour le sérieux, il y a la médecine conventionnelle (occidentale) indispensable,  et les autres approches de santé ne sont que compensatoires et en fait placebo.
Le mot placebo veut dire « je plais », et c’est le cas. Pour le sérieux, voir son médecin ! Et la grippe sera bientôt là pour nous le rappeler.

Même si l’on sait que la majorité de ceux à qui l’on a infligé des traitements psychiatriques ne devraient pas consommer ces drogues, il y a la peur de « passer à côté » d’un cas qui se terminerait mal en cas de sevrage trop rapide.
Pourtant il existe des méthodes de sevrage à partir des médicaments délivrés sous forme de gouttes et non de comprimés, mais cela se fait trop rarement … toujours à cause de cette peur d’une crise de délire par exemple. Si l’on considérait le médicament comme la drogue qu’elle est, les symptômes de « manques » seraient socialement et médicalement mieux compris et acceptés, ne généreraient pas de peur et un protocole serein de désintoxication se mettrait en place.

Nous avons maints exemples de personnes qui se sont sevrées de leurs médicaments psychiatriques . Cela, outre le traitement d’acupuncture véritable, était toujours accompagné d’une réforme alimentaire radicale, d’exercice de relaxation, d’activités physiques voire artistiques complémentaires.

Alors faut-il oser ?  Certains l’affirment , dont la devise est « qui ose gagne! « 

Qu’est-ce qu’un point d’acupuncture ?

Qu’est-ce qu’un point d’acupuncture? 

Les fondements de la psychosomatique orientale

 

 

Dans l’esprit d’un public non averti, la psychosomatique consiste à simplement reconnaître une évidence : il n’y a pas de troubles qui soient seulement physiques ou seulement psychiques. Même la douleur d’une ampoule après avoir trop marché possède une connotation émotionnelle : peut-être celle de la peur qui a conduit à justement trop marcher … Peut être aussi la colère contre soi-même, en se reprochant de n’avoir pas été attentif. Bref, chaque instant concret de la vie possède son environnement émotionnel et les deux sont liés. Quant à celui dont on dit qu’il n’est que dans sa tête avec ses problèmes, il y a une forte présomption qu’il souffre de fatigue chronique, ne serait-ce que parce que trop penser fatigue.
La Médecine traditionnelle chinoise nous offre une grille d’analyse de cette interface entre le physique et le psychique. Cette interface c’est le système des méridiens. Chaque méridien représente non seulement une portion corporelle avec ses points cutanés parfaitement référencés, mais aussi une assise émotionnelle et cognitive.
Même si vous ne souhaitez pas devenir praticien de Zhen Jiu (Zhen jiu signifie aussi l’utilisation des moxas, de la digito-pression, et des aiguilles de contact ou pénétrantes), il peut être utile de bien localiser sur soi-même les trajets des méridiens et connaître leur signification psychologique. Pour cela je vous suggère de consulter d’une part l’Atlas d’acupuncture traditionnelle, et d’autre part le précis d’acupuncture traditionnelle (les bases), tous deux aux éditions Trédaniel (rue St Severin, 75005 Paris).
Et puis si vous souhaitez devenir tradipraticien, ou acupuncteur, alors consultez-moi sur le site
http://www.cinq-elements.com
N’hésitez-pas à m’écire
contact@cinq-elements.com
Je m’engage à vous répondre personnellement.

Signature d’un accord avec le Vietnam

CONTRAT DE COOPERATION PEDAGOGIQUE ET PRATIQUE
(signé le 4 Décembre 2006 et confirmé en Juillet 2007)

Entre : l’Institut de Médecine Traditionnelle de Ho Chi Minh Ville
273 rue Nguyen Van Troi, Phu Nhuan
Directrice Dr Nguyen Thi Thu
Responsable des stages Dr Le Hung

Et : l’Association de Médecine Traditionnelle « Les 5 éléments »
La Fontaine de Kerbéban
56850 CAUDAN

Président Dr Daniel Laurent
Responsable pour le Vietnam Mr Jean Roy

Il a été convenu que l’Institut de Médecine Traditionnelle de Ho Chi Minh Ville et l’association «Les 5 éléments » :

– le partage régulier de données pédagogiques et scientifiques.

– la possibilité pour les étudiants de l’Association « Les 5 éléments » d’effectuer en français des stages cliniques et pratiques à l’Institut de Médecine Traditionnelle de Ho Chi Minh Ville.

– l’échange de conférence sur des sujets concernant la Médecine Traditionnelle Asiatique.