Médicament, sevrage, peur et « vouloir vivre »

Voici une lettre reçue.
 » J’ai une question concernant une patiente que je traite régulièrement pour dépression, elle a bien compris qu’il serait recommandable d’arrêter son traitement médical, et se sent prête pour le stopper (anti-dépresseur : Deroxat), et me demandait s’il existait une méthode de « sevrage » alors que je la traite parallèlement. Je crois me souvenir d’une prise sublinguale, mais ça reste vague! Merci beaucoup d’avance! »
Pour avoir la paix, beaucoup de praticiens affirment : « ce que je fais n’a rien à voir avec la médecine, surtout n’arrêtez pas votre traitement médical ».
De cette manière ils pensent ne pas attirer les foudres du pouvoir médical  en position de monopole.
Faisant cela ils montrent qu’à défaut d’être alternative, la médecine orientale (que ce soit la chinoise ou l’ayurvédique), ne serait qu’une médecine adjuvante et de confort..
Pour le sérieux, il y a la médecine conventionnelle (occidentale) indispensable,  et les autres approches de santé ne sont que compensatoires et en fait placebo.
Le mot placebo veut dire « je plais », et c’est le cas. Pour le sérieux, voir son médecin ! Et la grippe sera bientôt là pour nous le rappeler.

Même si l’on sait que la majorité de ceux à qui l’on a infligé des traitements psychiatriques ne devraient pas consommer ces drogues, il y a la peur de « passer à côté » d’un cas qui se terminerait mal en cas de sevrage trop rapide.
Pourtant il existe des méthodes de sevrage à partir des médicaments délivrés sous forme de gouttes et non de comprimés, mais cela se fait trop rarement … toujours à cause de cette peur d’une crise de délire par exemple. Si l’on considérait le médicament comme la drogue qu’elle est, les symptômes de « manques » seraient socialement et médicalement mieux compris et acceptés, ne généreraient pas de peur et un protocole serein de désintoxication se mettrait en place.

Nous avons maints exemples de personnes qui se sont sevrées de leurs médicaments psychiatriques . Cela, outre le traitement d’acupuncture véritable, était toujours accompagné d’une réforme alimentaire radicale, d’exercice de relaxation, d’activités physiques voire artistiques complémentaires.

Alors faut-il oser ?  Certains l’affirment , dont la devise est « qui ose gagne! « 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s